Sophie Adenot s’exprime après sa 3e sortie dans l’espace : « Rien que de tenir un stylo, c’est douloureux »
Au lendemain de sa troisième sortie extravéhiculaire, l'astronaute Sophie Adenot a répondu aux questions de la presse en direct, depuis l'espace. La Française a partagé à quel point ces sorties hors de l'ISS sont aussi enthousiasmantes qu'éprouvantes..
Sophie Adenot, astronaute française, a réalisé sa troisième sortie extravéhiculaire, également appelée EVA (ExtraVehicular Activity) ou sortie dans l’espace, le 2 septembre 2026. Une sortie spatiale consiste à quitter un vaisseau ou une station spatiale pour effectuer des tâches en apesanteur, comme des réparations ou des expériences scientifiques. Lors de cette sortie, Adenot a évoqué une difficulté inattendue : la douleur ressentie simplement en tenant un stylo, un objet pourtant anodin sur Terre. Cette remarque illustre les effets physiques de l’environnement spatial sur le corps humain, même après plusieurs missions.
Sophie Adenot a décrit une sensation de douleur intense lors d’un geste aussi simple que tenir un stylo, un phénomène qu’elle n’avait pas anticipé. Cette gêne s’explique par l’atrophie musculaire et la perte de densité osseuse, conséquences directes de l’apesanteur. En effet, dans l’espace, le corps humain ne subit plus la gravité terrestre, ce qui affaiblit progressivement les muscles et les os. Ces effets sont bien documentés chez les astronautes, mais leur intensité varie selon les individus et la durée des missions. Adenot souligne ainsi l’un des défis majeurs des voyages spatiaux prolongés.
Sophie Adenot est une astronaute de l’ESA (Agence Spatiale Européenne), une organisation intergouvernementale dédiée à la recherche et à l’exploration spatiale. Son rôle lors des sorties extravéhiculaires inclut la maintenance de la Station Spatiale Internationale (ISS), des réparations techniques ou encore l’installation d’équipements scientifiques. Ces missions sont essentielles pour assurer le bon fonctionnement de l’ISS et préparer les futures explorations, comme les voyages vers la Lune ou Mars. Adenot, deuxième Française à marcher dans l’espace après Claudie Haigneré, incarne ainsi l’engagement de l’Europe dans la conquête spatiale.
Les propos d’Adenot mettent en lumière les effets physiologiques de l’espace sur le corps humain, un sujet crucial pour les agences spatiales. Parmi ces effets, on compte non seulement l’atrophie musculaire et la perte osseuse, mais aussi des troubles de la vision ou des modifications du système cardiovasculaire. Pour y remédier, les astronautes suivent des programmes d’exercices intensifs et utilisent des équipements spécifiques, comme des combinaisons à pression négative pour limiter la perte de masse musculaire. Ces recherches sont vitales pour les missions de longue durée, comme un voyage vers Mars, estimé à plusieurs années.
La sortie spatiale de Sophie Adenot a été suivie par le grand public et les médias, notamment en France où elle est devenue une figure emblématique de la science et de l’innovation. Son témoignage sur la douleur ressentie en apesanteur a suscité des réactions de curiosité et d’admiration, rappelant les sacrifices et les défis physiques liés à l’exploration spatiale. Cette mission s’inscrit dans un contexte où les agences spatiales, comme la NASA ou l’ESA, préparent activement le retour sur la Lune avec le programme *Artemis* et envisagent des missions habitées vers Mars d’ici les années 2030 ou 2040.

