NapseflowNapseflow
Culture

Josiane Balasko, sans fard 2/5 : "J’y vais, mais j’ai peur"

France Culture - Savoirs · mis à jour il y a 12 j

De l'arrivée au Splendid en 1976 à la naissance des Bronzés et du Père Noël est une ordure, films devenus cultes au fil des générations..

L'arrivée au Splendid

En 1976, Josiane Balasko intègre la troupe du Splendid, un café-théâtre situé au 10 rue des Lombards à Paris. Ce lieu emblématique du théâtre d'improvisation et de l'écriture collective rassemble alors des comédiens comme Michel Blanc, Marie Anne Chazel, Thierry Lhermitte, Christian Clavier, Gérard Jugnot et Bruno Moynot, tous issus du même lycée. Balasko remplace Valérie Mairesse et rejoint ensuite un autre collectif, celui de Ginette Lacaze, aux côtés de Miou Miou, Coluche, Lanvin et Lamotte. Ces groupes fonctionnent sans hiérarchie, avec des décisions prises à l'unanimité et une création basée sur l'improvisation et l'écriture partagée, inspirée du modèle du Café de la Gare. Cette structure informelle et collaborative marque le début d'une aventure artistique qui donnera naissance à des œuvres cultes.

Les films cultes

De cette collaboration au Splendid émergent trois films devenus des classiques du cinéma français : Les Bronzés en 1978, Les Bronzés font du ski en 1979 et Le Père Noël est une ordure en 1982. Les deux premiers sont réalisés par Patrice Leconte, tandis que le troisième est porté à l'écran par Jean-Marie Poiré. Josiane Balasko y incarne notamment le personnage de Nathalie aux côtés de Gérard Jugnot. Ces films se distinguent par leur ton humoristique, leur improvisation constante et une autodérision assumée, reflétant l'esprit du café-théâtre. Leur succès rétrospectif s'explique par cette liberté créative et un mépris affiché pour les conventions du cinéma traditionnel, ce qui a contribué à leur statut de films cultes.

La dispersion de la troupe

En 1981, la troupe quitte le Splendid pour s'installer rue du Faubourg Saint-Martin à Paris, mais commence à se disperser progressivement. Malgré cette séparation, certains membres continuent de collaborer occasionnellement, comme dans les films Nuit d'ivresse ou L'Ex-femme de ma vie. Les retrouvailles officielles ont lieu en 2005 avec Les Bronzés 3, et la troupe reçoit un César d'honneur en 2021. Trois ans plus tard, Michel Blanc décède tragiquement. Cette évolution illustre à la fois la fin d'une époque et la pérennité des liens créés au sein de cette troupe emblématique.

La réplique culte

Le titre de cet épisode, "J’y vais, mais j’ai peur", reprend une réplique mythique de Josiane Balasko dans Les Bronzés font du ski (1979). La phrase, prononcée avec son accent et son humour caractéristiques, est devenue un symbole de l'esprit des films : un mélange de franchise, de vulnérabilité et de complicité avec le public. Cette réplique résume à elle seule l'approche décomplexée et spontanée de la troupe, où l'échec et la maladresse sont transformés en sources d'humour. Elle illustre aussi la manière dont Balasko, comme les autres membres du Splendid, a su incarner des personnages à la fois drôles et profondément humains.

Ce que ça pourrait changer

Josiane Balasko est à la fois actrice, réalisatrice et scénariste. Parmi ses œuvres les plus connues figurent *Le Père Noël est une ordure* (1982), *Les hommes préfèrent les grosses* (1981) et *Le Maître d'école* (1981). Au théâtre, elle a coécrit plusieurs pièces avec le Splendid, comme *Le père Noël est une ordure* (1979) ou *Amour, coquillages et crustacés* (1977). En 2026, elle publie *Le dernier sanctuaire*, son dernier roman. Son parcours, marqué par l'audace et l'indépendance, a fait d'elle une figure majeure du paysage culturel français, dont l'influence perdure à travers des générations de spectateurs et de comédiens.

Sujets complémentaires

Ce contenu a été généré par intelligence artificielle à partir de l'article source. Il peut contenir des erreurs ou imprécisions.