Rémy Daillet jugé pour terrorisme : qui est le complotiste accusé d’avoir projeté de renverser la République ?
Rémy Daillet-Wiedemann et 14 autres prévenus comparaissent à partir de ce mardi 15 septembre devant le tribunal correctionnel de Paris pour des projets de coup d’Etat et d’enlèvement d’enfants..
Rémy Daillet, âgé de 60 ans, est un homme au parcours atypique qui comparaît à partir du 15 septembre 2026 devant le tribunal correctionnel de Paris. Il est accusé de terrorisme dans le cadre d’un projet présumé de renversement de la République française et d’enlèvements d’enfants. Fils d’un député, il a brièvement tenté une carrière politique avant d’être exclu du Mouvement démocrate (MoDem). Il a également été apprenti comédien et est père de neuf enfants issus de deux unions différentes. Son nom est devenu public en 2021 lors de l’affaire de l’enlèvement de Mia Montemaggi, une enfant retrouvée saine et sauve quelques jours plus tard avec sa mère, Lola, qui en avait perdu la garde. Pour Daillet et ses partisans, cet acte était présenté comme une restitution d’une fillette à sa mère, victime selon eux d’une injustice.
En avril 2021, une petite fille de 8 ans, Mia Montemaggi, a été enlevée dans le cadre d’un conflit judiciaire lié à la garde de l’enfant. Sa mère, Lola Montemaggi, avait perdu la garde de sa fille au profit de son ex-conjoint. Rémy Daillet est accusé d’avoir orchestré cet enlèvement, présenté par ses partisans comme une restitution pour corriger une injustice. L’enfant a été retrouvée saine et sauve quelques jours plus tard, aux côtés de sa mère. Cette affaire a révélé les liens entre Daillet et un réseau complotiste et d’extrême droite, mettant en lumière ses activités suspectes.
Les enquêteurs ont mis au jour l’existence d’une nébuleuse complotiste et d’extrême droite dirigée par Rémy Daillet. Ce réseau, composé de 15 prévenus âgés de 28 à 74 ans, est accusé d’avoir planifié des actions violentes, dont des projets de coup d’État et des enlèvements d’enfants. Les membres de ce groupe partagent des idées conspirationnistes et des convictions politiques radicales. Leur mode d’action repose sur des théories du complot, souvent liées à des mouvements anti-système ou anti-étatistes. Les activités de ce réseau ont été révélées lors de l’enquête sur l’enlèvement de Mia Montemaggi.
Rémy Daillet et 14 autres personnes comparaissent à partir du 15 septembre 2026 devant le tribunal correctionnel de Paris pour des accusations de terrorisme. Les faits reprochés incluent des projets de coup d’État et des enlèvements d’enfants. Le procès doit durer jusqu’au 9 octobre 2026. Les accusés rejettent ces accusations, affirmant que leurs actions étaient motivées par la défense de la justice et la protection des enfants. Les enquêteurs, en revanche, ont rassemblé des preuves suggérant une organisation structurée et des intentions violentes.
Cet affaire s’inscrit dans un contexte plus large de montée des mouvements complotistes et d’extrême droite en France. Les autorités judiciaires et policières ont renforcé leur surveillance de ces groupes, notamment après plusieurs affaires similaires impliquant des enlèvements ou des projets violents. Le procès de Rémy Daillet et de ses complices illustre les défis auxquels font face les institutions pour lutter contre ces réseaux, tout en garantissant les droits fondamentaux des citoyens. La justice doit évaluer si les actes commis relèvent du terrorisme ou de motivations personnelles déguisées en justice.

