Test de l’Acer Googlebook 14 : let it cook
Que vaut l’Acer Googlebook 14, parmi les premiers représentants des Googlebook ? Voici notre test..
En mai 2026, Google a annoncé la fin de ChromeOS et son remplacement par GooglebookOS, un système d'exploitation basé sur Android. Contrairement aux anciens Chromebooks, ces nouveaux ordinateurs ciblent un marché premium, avec des prix dépassant 700 €, s'alignant sur des produits comme le MacBook Neo. GooglebookOS intègre une dose d'intelligence artificielle générative via son modèle Gemini. L'Acer Googlebook 14 est l'un des premiers appareils à utiliser ce système, marquant une rupture avec l'approche low-cost des Chromebooks traditionnels.
L'Acer Googlebook 14 se distingue par un design haut de gamme avec un châssis en aluminium/magnésium, mesurant 13,9 mm d'épaisseur pour un poids de 1,14 kg. Son écran Oled tactile de 14 pouces offre une résolution de 2880 x 1800 pixels, un taux de rafraîchissement de 120 Hz et couvre 100 % du gamut DCI-P3, idéal pour une bonne précision des couleurs. La charnière à 360° permet de transformer l'ordinateur en tablette. Un cache physique protège la webcam pour garantir la confidentialité. Le clavier rétroéclairé (10 niveaux) et le touchpad large offrent une expérience tactile et ergonomique.
La connectique de l'Acer Googlebook 14 est jugée correcte mais incomplète. On trouve deux ports USB-C (dont un Thunderbolt 4) à gauche, et un troisième USB-C ainsi qu'une prise jack à droite. L'absence de ports USB-A et de lecteur de cartes SD est pointée du doigt, bien que l'USB-C soit présent des deux côtés. La Glowbar, une barre lumineuse à l'arrière de l'écran, sert d'indicateur visuel pour l'IA Gemini ou le niveau de batterie, mais consomme de l'énergie inutilement.
GooglebookOS repose sur une version adaptée d'Android (version 17), intégrant des applications Android et des web apps disponibles sur le Google Play Store. Le système affiche une compatibilité variable des applications : certaines sont optimisées pour les ordinateurs, d'autres non. Contrairement à ChromeOS, il n'intègre pas de support natif pour les logiciels Linux, rendant leur utilisation complexe. Les applications Android, bien que nombreuses, sont souvent moins complètes que leurs équivalents sur Windows ou macOS, limitant la polyvalence de l'appareil.
GooglebookOS propose une synchronisation poussée avec les smartphones Android. Les notifications, certaines sessions (comme sur Chrome) et le streaming d'applications depuis le téléphone vers l'ordinateur sont possibles. Cependant, cette fonctionnalité a des limites : les deux appareils ne peuvent pas être utilisés simultanément pour la même application, et les fichiers accessibles restent ceux du smartphone, pas ceux de l'ordinateur. L'IA Gemini est accessible via des commandes vocales (OK Google), manuelles ou en secouant le curseur, permettant des recherches visuelles ou textuelles.
L'Acer Googlebook 14 est équipé d'un processeur Intel Core Ultra 5 ou 7 (série Panther Lake), de 16 Go de RAM LPDDR5X et de 512 Go de stockage. Bien que puissant, il utilise un chipset graphique intégré (Intel Graphics), limitant les performances pour les jeux ou le montage vidéo. Les titres disponibles sur le Play Store sont souvent mal optimisés, et le cloud gaming (via GeForce Now ou Xbox) est proposé comme alternative. L'autonomie annoncée (14 à 16 heures) est en réalité de 12 à 14 heures en usage mixte. La chauffe est maîtrisée, mais l'aération est principalement dirigée vers le bas.
L'Acer Googlebook 14 est disponible depuis septembre 2026 à partir de 1200 € pour une configuration avec 16 Go de RAM et 256 Go de stockage. Fnac-Darty propose une version avec 512 Go au même prix. Une configuration avec un processeur Intel Core Ultra 7 355 est disponible à 1400 €. Ces prix positionnent l'appareil dans le segment premium, en concurrence avec des produits comme le MacBook Air ou des PC Windows haut de gamme.
L'Acer Googlebook 14 est un ordinateur bien conçu, avec un écran et un design premium. Cependant, son système d'exploitation GooglebookOS, encore en développement, limite fortement ses capacités. Le catalogue d'applications Android est insuffisant pour rivaliser avec Windows ou macOS, et l'écosystème Google reste moins attractif que celui d'Apple. Bien que prometteur, le système nécessite des améliorations majeures pour justifier son prix. Les utilisateurs sont invités à attendre une version plus aboutie avant de se lancer, malgré les atouts matériels de l'appareil.

