Accord sur le gazole : “la vénalité de Trump” est le plus bel atout de Poutine
L’accord conclu par le président américain avec son homologue russe sur la livraison de gazole trahit l’Ukraine et n’apportera rien aux Américains, assène “The Atlantic”. En revanche, il pourrait se révéler vital pour Vladimir Poutine..
Donald Trump, président des États-Unis, a annoncé le 9 octobre 2026 un accord avec Vladimir Poutine, président de la Russie, portant sur l'achat de gazole (un carburant utilisé par les camions, les tracteurs et certains véhicules). Selon The Atlantic, cet accord est qualifié de vénalité (comportement motivé par l'appât du gain ou des avantages personnels) de la part de Trump. L'accord est présenté comme énorme par Trump, mais son impact réel sur les prix du gazole aux États-Unis serait faible, voire nul. En effet, les routiers et agriculteurs américains, que Trump prétend défendre, n'en tireraient pas de bénéfice significatif. Cet accord survient alors que la popularité de Trump est en chute libre, atteignant des niveaux comparables à ceux d'Herbert Hoover, président américain pendant la Grande Dépression (1929-1933).
Pour la Russie de Vladimir Poutine, cet accord pourrait s'avérer vital (essentiel à sa survie ou à sa stratégie). La Russie, déjà sous sanctions internationales pour son invasion de l'Ukraine, pourrait tirer un avantage économique et politique majeur de cet accord. En vendant du gazole aux États-Unis, la Russie renforce ses revenus en devises étrangères, ce qui lui permet de contourner partiellement les sanctions et de financer sa guerre. De plus, cet accord pourrait être interprété comme un signe de soutien de Trump à Poutine, ce qui affaiblit la position des États-Unis et de leurs alliés dans le conflit ukrainien.
Pour l'Ukraine, déjà ravagée par la guerre depuis 2022, cet accord représente une trahison (acte de déloyauté) de la part de Trump. L'Ukraine, en conflit avec la Russie, voit dans cet accord une forme de soutien indirect à son ennemi. Les Ukrainiens accusent Trump de financer le terrorisme en achetant du gazole russe, ce qui permettrait à la Russie de poursuivre sa guerre. Certains responsables ukrainiens, comme le président Volodymyr Zelensky, pourraient être mis en difficulté par cette décision, Trump allant jusqu'à suggérer que les Ukrainiens devraient le remplacer.
Pour l'entourage de Trump, cet accord pourrait ouvrir la porte à des opportunités de corruption (abus de pouvoir pour un gain personnel) estimées à plusieurs milliards de dollars. Les transactions énergétiques internationales sont souvent opaques et sujettes à des pots-de-vin ou des commissions occultes. Cet accord s'inscrit dans une logique où, selon l'accusation de Nancy Pelosi (alors présidente de la Chambre des représentants américaine) en 2019, tous les chemins mènent à Poutine : chaque décision de Trump aurait pour objectif ultime de servir les intérêts de la Russie.
Les États-Unis sont une *superpuissance du gazole*, ce qui signifie qu'ils produisent et consomment d'énormes quantités de ce carburant. Un accord entre les deux plus grandes puissances énergétiques mondiales (États-Unis et Russie) a donc des répercussions globales. Cet accord intervient dans un contexte de tensions géopolitiques accrues, où la Russie cherche à affaiblir l'Ukraine et ses alliés occidentaux, tandis que Trump, en difficulté politique intérieure, pourrait utiliser cet accord comme un *subterfuge électoraliste* (manœuvre pour détourner l'attention ou gagner des voix) de dernière minute avant une élection.

