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Les frappes américaines ont fait 38 morts et plus de 400 blessés, selon l’Iran

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 20 j

Les bombardements se poursuivent en Iran, alors que les alliés des États-Unis sont visés par Téhéran..

Contexte des frappes

Depuis le 22 juin 2026, les États-Unis mènent des frappes aériennes contre l'Iran, marquant la sixième nuit consécutive de bombardements le 16 juillet. Washington justifie ces attaques en ciblant des infrastructures militaires comme des sites de surveillance côtière, des systèmes de défense aérienne, des infrastructures logistiques et des installations maritimes, selon un communiqué publié sur la plateforme X (anciennement Twitter). Ces frappes surviennent dans un contexte de tensions accrues au Moyen-Orient, où les États-Unis et Israël sont perçus comme des adversaires par l'Iran. Les cibles choisies par l'armée américaine incluent des équipements liés à la défense et à la logistique, mais l'Iran dénonce des attaques visant des infrastructures civiles, comme des ponts, des ports, un aéroport et une gare. Les bombardements ont causé des dégâts matériels importants, notamment la destruction de la tour de contrôle du port de Chabahar et l'incendie de deux ponts dans la région de Bandar Khamir, faisant sept morts selon les autorités iraniennes.

Bilan humain et réactions

Selon le ministère de la Santé iranien, les frappes américaines depuis le 22 juin ont fait 38 morts et plus de 400 blessés. Les médias d'État iraniens rapportent des explosions dans plusieurs villes du sud du pays, dont Bouchehr, une ville portuaire abritant la seule centrale nucléaire iranienne, touchée pour la deuxième fois en quelques heures. Un professeur de 34 ans vivant à Ahvaz, Hani, a témoigné auprès de l'AFP de la violence des attaques, décrivant une situation qui le terrifie. En réponse, un porte-parole de l'armée iranienne a menacé de considérer toutes les infrastructures de la région comme des cibles légitimes si les États-Unis continuent de frapper ceux du territoire iranien. Par ailleurs, l'Iran affirme avoir riposté en ciblant des sites militaires américains au Koweït avec des drones explosifs, ainsi qu'un centre de commandement en Syrie et des radars à Oman, bien que ces deux derniers pays n'aient pas confirmé ces attaques. Les tensions se propagent donc au-delà des frontières iraniennes, impliquant plusieurs pays de la région.

Implications régionales

Les frappes ont également touché des alliés des États-Unis au Moyen-Orient. La Jordanie, le Koweït et le Qatar ont signalé des attaques aériennes à l'aube du 16 juillet, avec des sirènes d'alerte déclenchées à Bahreïn. Ces événements illustrent l'escalade des tensions dans une zone déjà instable, où le détroit d'Ormuz joue un rôle stratégique majeur. Ce détroit, par lequel transite environ un cinquième du pétrole et du gaz naturel liquéfié (GNL) mondial, voit son trafic se raréfier en raison des conflits. L'Iran a verrouillé le détroit le week-end précédent, tandis que les États-Unis ont rétabli leur blocus des ports iraniens en représailles. Cette situation menace la stabilité économique mondiale, bien que les cours du pétrole restent relativement stables autour de 85 dollars le baril de Brent ce même jour. Les pays de la région, comme le Pakistan et la Chine, appellent à un retour à la diplomatie pour éviter une escalade incontrôlable.

Ce que ça pourrait changer

Les efforts diplomatiques pour mettre fin au conflit, initiés par un protocole d'accord signé mi-juin 2026, sont en échec. Le négociateur en chef iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a déclaré qu'un accord n'a de valeur que s'il est respecté par toutes les parties. Le Pakistan, qui sert de médiateur, a appelé les belligérants à reprendre les négociations, tandis que l'Iran exige le retour à la normale dans le détroit d'Ormuz. De son côté, le président américain Donald Trump maintient une posture ouverte à la diplomatie, affirmant que l'Iran souhaite toujours conclure un accord, mais que les États-Unis ne toléreront pas les attaques contre leurs navires ou leurs alliés. La porte-parole de la Maison-Blanche, Karoline Leavitt, a précisé que Trump reste prêt à négocier, tout en réaffirmant sa détermination à répondre aux provocations. Cette dualité entre menace militaire et ouverture diplomatique reflète la complexité de la situation, où les intérêts stratégiques et économiques s'entremêlent.

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