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Géopolitique

Le sort du rappeur marocain Mehdi Black Wind, accusé d’“atteinte aux institutions”

Courrier International · mis à jour il y a 14 j

Arrêté au Maroc le 10 juillet, le rappeur et réalisateur marocain El Mahdi Lyoubi, de son nom de scène Mehdi Black Wind, s’est vu refuser sa demande de liberté provisoire. Son procès a été renvoyé au 31 juillet.

Qui est Mehdi Black Wind

Mehdi Black Wind, de son vrai nom El Mahdi Lyoubi, est un rappeur marocain âgé de 34 ans. Il vit actuellement à Marseille, en France, mais a des liens familiaux au Maroc. Artiste engagé, il est connu pour ses prises de position et ses textes qui abordent souvent des thèmes sociaux ou politiques. Son arrestation récente a suscité l’attention de ses soutiens et des défenseurs des droits humains, en raison du contexte de son inculpation. Le rappeur avait quitté Marseille pour une visite familiale au Maroc le 10 juillet 2026, avant d’être interpellé à l’aéroport de Rabat-Salé.

Accusation et détention

Le 22 juillet 2026, Mehdi Black Wind a été inculpé pour outrage à une institution constitutionnelle, une accusation qui relève du droit pénal marocain. Ce terme désigne des propos ou des actes jugés insultants ou menaçants envers une institution officielle, comme la monarchie ou le parlement. Le tribunal de Casablanca a refusé sa demande de mise en liberté provisoire, le maintenant ainsi en détention. Cette décision a été prise alors que l’artiste était déjà sous le coup d’une interdiction de quitter le territoire marocain, imposée à son arrivée. Son procès est prévu pour le 31 juillet 2026.

Contexte de l’arrestation

Mehdi Black Wind a été arrêté le 10 juillet 2026 à l’aéroport de Rabat-Salé, alors qu’il s’apprêtait à quitter le Maroc après une visite familiale. La police des frontières l’a empêché d’embarquer en raison d’une interdiction de quitter le territoire, une mesure administrative qui empêche une personne de quitter un pays, souvent pour des raisons judiciaires ou de sécurité. Cette arrestation a rapidement mobilisé ses soutiens, qui ont dénoncé une mesure jugée disproportionnée. L’artiste était en visite au Maroc depuis une date non précisée dans l’article.

Mobilisation des soutiens

Dès l’annonce de l’arrestation, un mouvement de soutien s’est organisé autour de Mehdi Black Wind. Ses partisans ont lancé une pétition en ligne pour demander sa libération, tout en organisant un rassemblement devant le tribunal de Casablanca le 22 juillet 2026, jour de son inculpation. Parmi les organisations impliquées, l’Association marocaine des droits humains a également pris position, qualifiant les poursuites contre lui de violation flagrante de la Déclaration internationale des droits de l’homme. Cette déclaration, adoptée en 1948 par l’ONU, garantit notamment la liberté d’expression et de création.

Ce que ça pourrait changer

Au Maroc, la justice est indépendante, mais les décisions judiciaires peuvent être influencées par le contexte politique, notamment en matière de liberté d’expression. L’article mentionne que les poursuites contre des artistes, journalistes ou militants pour leurs opinions ou œuvres créatives sont pointées du doigt par les défenseurs des droits humains. Ces derniers estiment que ces pratiques vont à l’encontre des engagements internationaux du Maroc en matière de droits fondamentaux. Le tribunal de Casablanca, en maintenant Mehdi Black Wind en détention, a donc pris une décision qui s’inscrit dans ce débat plus large sur la liberté artistique au Maroc.

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