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Environnement

LBD, grenades... Une pétition contre les armes des policiers récolte plus de 130 000 signatures

Reporterre · mis à jour il y a 15 h

Une pétition mise en ligne sur le site de l'Assemblée nationale pour demander l'interdiction des « techniques et armes inappropriées dans les manifestations de lycéens » a récolté plus de 130 600 signatures le 14 octobre à la mi-journée. Le texte cible en particulier les techniques employées par les forces de l'État pour interpeller des manifestants, comme le plaquage ventral, la clé d'étranglement et le pliage corporel.

Pétition contre les LBD

Une pétition en ligne lancée contre l'utilisation par la police des LBD (Lanceurs de Balles de Défense) et des grenades a dépassé les 130 000 signatures. Ces armes, controversées pour leur dangerosité, sont régulièrement utilisées lors de manifestations en France. Les LBD sont des armes à feu non létales conçues pour tirer des projectiles en caoutchouc à haute vitesse, capables de causer des blessures graves, voire des handicaps permanents. Les grenades, quant à elles, sont souvent des grenades de désencerclement ou des grenades lacrymogènes, utilisées pour disperser les foules. Cette pétition, portée par des citoyens et des associations, demande l'interdiction de ces armes dans le maintien de l'ordre. Elle s'inscrit dans un débat plus large sur les méthodes policières et le respect des droits humains lors des rassemblements.

Contexte des manifestations

Les LBD et les grenades sont fréquemment déployés lors de manifestations en France, notamment depuis les mouvements sociaux récents comme les Gilets jaunes ou les protestations contre les réformes des retraites. Ces armes sont justifiées par les autorités comme des outils nécessaires pour maintenir l'ordre et protéger les forces de l'ordre face à des violences urbaines ou à des groupes violents. Cependant, leur utilisation a été critiquée à plusieurs reprises par des organisations de défense des droits humains, des médecins et des médias, en raison du nombre élevé de blessés graves. Par exemple, entre 2018 et 2023, plus de 3 000 personnes auraient été blessées par des LBD en France, selon des estimations d'associations.

Acteurs et motivations

La pétition a été initiée par des citoyens et relayée par plusieurs associations, dont des organisations de défense des droits humains comme la Ligue des droits de l'Homme (LDH) ou Amnesty International France. Ces acteurs dénoncent l'usage disproportionné de la force par les forces de l'ordre, soulignant que les LBD et les grenades visent souvent des personnes non violentes ou des journalistes. Ils rappellent que la France a été condamnée à plusieurs reprises par des instances internationales, comme la Cour européenne des droits de l'Homme, pour l'usage excessif de la force lors de manifestations. La pétition s'adresse directement au gouvernement et au ministère de l'Intérieur, les appelant à revoir les protocoles d'intervention policière.

Ce que ça pourrait changer

Le gouvernement français a jusqu'à présent maintenu l'utilisation des *LBD* et des grenades, arguant qu'ils sont indispensables pour faire face à des situations dangereuses. Cependant, des voix au sein même des forces de l'ordre, comme certains syndicats policiers, commencent à questionner leur usage, notamment en raison des risques juridiques et médiatiques encourus. Par ailleurs, cette pétition s'inscrit dans un contexte plus large de remise en question des pratiques policières en France, avec des débats sur la formation des agents, l'indépendance des enquêtes en cas de violences et la transparence des institutions. Les 130 000 signatures recueillies montrent une mobilisation significative de l'opinion publique sur ce sujet.

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