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Géopolitique

Droits de douane, houthistes

Courrier International · mis à jour il y a 13 j

Les principales actualités de ces dernières heures vues par la presse internationale..

Nouveaux droits de douane USA

Les États-Unis, dirigés par le président Donald Trump, ont annoncé l’entrée en vigueur vendredi d’une nouvelle série de droits de douane (taxes sur les importations) touchant une soixantaine de pays. Ces taxes, fixées à 10 % ou 12,5 % selon les pays, concernent certains produits importés aux États-Unis. L’administration Trump justifie cette mesure en accusant ces pays de ne pas lutter suffisamment contre le travail forcé, une pratique où des personnes sont contraintes de travailler sans salaire ou sous la menace. Les pays de l’Union européenne (UE), le Royaume-Uni et le Canada, dont les législations sont jugées incomplètes par Washington, seront soumis à un taux de 10 %. Pour 40 autres pays, dont la Chine, le Japon ou la Suisse, le taux sera plus élevé, à 12,5 %. Ces nouvelles taxes remplacent des droits de douane temporaires de 10 % instaurés en février, qui expirent vendredi après une durée de 150 jours. Cette politique commerciale, appelée America First par Trump, vise à protéger l’économie américaine, mais elle a été partiellement bloquée par la Cour suprême des États-Unis, forçant l’administration à trouver de nouveaux leviers.

Iran renforce houthistes

L’Iran aurait envoyé au Yémen des commandants des Gardiens de la révolution (une branche militaire iranienne) ainsi que du matériel militaire, dont des missiles et des drones, à bord d’un avion parti de Téhéran le 13 juillet 2026. Selon deux sources iraniennes citées par l’agence Reuters, dix à vingt-et-un membres des Gardiens de la révolution, dont deux commandants de haut rang, faisaient partie de ce vol. Cette aide vise à renforcer les houthistes, un groupe armé yéménite soutenu par l’Iran, qui contrôle une partie du Yémen depuis 2014. Les houthistes ont récemment bloqué le détroit de Bab el-Mandeb, une voie maritime stratégique reliant la mer Rouge à l’océan Indien, par laquelle transite une partie importante du pétrole mondial. Ils ont revendiqué avoir attaqué deux pétroliers saoudiens, faisant monter le prix du baril de pétrole au-dessus de 100 dollars le 24 juillet 2026. L’Iran espère ainsi faire pression sur les États-Unis en provoquant une hausse des prix de l’énergie, ce qui pourrait compliquer la réélection de Donald Trump.

Ben-Gvir viole statu quo

Le ministre israélien d’extrême droite Itamar Ben-Gvir, membre du gouvernement de Benyamin Nétanyahou, s’est rendu jeudi sur l’Esplanade des Mosquées à Jérusalem en violation du statu quo en vigueur depuis des décennies. Cette esplanade, appelée Haram al-Sharif par les musulmans, est un lieu sacré pour les juifs (où se trouvaient autrefois leurs temples) et les musulmans. Selon un accord historique entre Israël et la Jordanie, les Juifs peuvent visiter ce site, mais n’ont pas le droit d’y prier, tandis que les musulmans peuvent y pratiquer leur culte librement. Ben-Gvir, accompagné de centaines de juifs, a pourtant déclaré dans une vidéo publiée sur Telegram que les Juifs devaient se sentir chez eux sur ce site. Des militants ont affirmé que la police israélienne avait autorisé les visiteurs juifs à prier sur l’ensemble de l’esplanade, ce qui a provoqué une condamnation immédiate de la Jordanie. Ce geste risque d’attiser les tensions dans une région déjà instable.

Ce que ça pourrait changer

Les États-Unis et l’**Arabie saoudite** ont signé un **partenariat** jeudi, mais celui-ci est assorti de deux conditions majeures imposées par le président américain **Donald Trump**, remettant en cause sa portée réelle. D’abord, l’accord sera validé uniquement si l’Arabie saoudite adhère aux **accords d’Abraham**, des traités de normalisation entre Israël et plusieurs pays arabes signés en 2020. Ensuite, Trump a précisé qu’aucun **enrichissement d’uranium** ne serait autorisé en Arabie saoudite, une technologie sensible permettant de produire du combustible nucléaire ou des armes. Pourtant, selon le *Wall Street Journal*, une clause aurait pu prévoir la construction d’un **complexe d’enrichissement** si une étude conjointe l’avait jugé nécessaire. L’Arabie saoudite n’a pas réagi dans l’immédiat, mais une reconnaissance d’Israël par Riyad constituerait un **tournant historique**, car le royaume s’y était toujours opposé par le passé. Ce partenariat s’inscrit dans un contexte de tensions régionales et de course à l’influence entre les États-Unis et d’autres puissances.

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