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Elon Musk va évaluer les futurs visages de la guerre pour le Pentagone

Next.ink · mis à jour 2 oct.

Le patron de SpaceXAI va participer à la création d’un important rapport prospectif sur les futurs visages de la guerre. Outre son retour officiel dans les sphères du pouvoir, plusieurs médias pointent les risques de conflits d’intérêt.

Réduction des généraux

Le 30 septembre 2026, Pete Hegseth, secrétaire américain à la Guerre, a annoncé une réduction de 20 % du nombre de généraux et amiraux au sein de l’armée américaine. Il justifie cette mesure par la volonté de rendre des comptes et d’éliminer ce qu’il qualifie de clowns idéologues, tout en augmentant le nombre de tests de testostérone chez les soldats. Cette décision s’inscrit dans une série de réformes visant à moderniser et rationaliser l’institution militaire. Hegseth a également évoqué la création d’un Commandement de la guerre autonome d’ici le 1er octobre 2027, une structure de niveau quatre étoiles chargée de superviser l’intégration des systèmes robotisés dans les opérations militaires.

Guerre autonome et drones

Le Commandement de la guerre autonome (Autonomous Warfare Command) est une initiative majeure annoncée par le Pentagone pour étendre l’utilisation de systèmes robotisés et autonomes à l’ensemble des forces armées américaines. Ce projet s’appuie sur le programme Drone Dominance, qui aurait déjà livré des milliers de drones au Moyen-Orient dans le cadre de l’opération Epic Fury. Une structure transitoire, nommée Project Agincourt (en référence à la bataille d’Azincourt de 1415, symbole d’une arme bon marché et massive battant une force coûteuse), est mise en place pour préparer cette transition. Le DRPM-UxS (Direct Reporting Portfolio Manager for Unmanned Systems), créé trois mois plus tôt, est chargé de coordonner ces activités.

Projet FORTRESS

Le projet FORTRESS (Federal Operations for Resilience, Troop Resources, Energy, Supply, and Survivability) vise à rendre les bases militaires américaines autonomes et résilientes face aux crises. Il prévoit notamment que chaque grande installation produise sa propre électricité pour continuer à fonctionner en cas de cyberattaque ou de sabotage du réseau civil. Le projet inclut aussi la relocalisation des chaînes d’approvisionnement critiques (terres rares, métaux spéciaux, semi-conducteurs, ergols) et la constitution de réserves stratégiques de munitions, carburant, médicaments et sang. Enfin, il prévoit le durcissement des infrastructures contre les intrusions informatiques, les drones et les sabotages, ainsi que la protection des satellites et des fréquences radio.

Étude Meridian

Le projet Meridian est une étude prospective lancée par le Pentagone pour anticiper les futurs champs de bataille, allant des profondeurs souterraines à l’espace cislunaire (zone située entre la Terre et la Lune). Cette mission doit aboutir à un rapport public non classifié, accompagné d’une annexe secrète, d’ici le 28 janvier 2027. Elle est pilotée par Emil Michael, directeur technique du ministère de la Guerre, et associe Elon Musk, Palmer Luckey (fondateur d’Anduril) et Newt Gingrich. Leur rôle consiste à évaluer les capacités militaires futures, sans lien direct avec l’exécutif présidentiel. Cette collaboration soulève des questions sur d’éventuels conflits d’intérêts, car les entreprises de Musk et Luckey (SpaceXAI et Anduril) travaillent déjà avec le Pentagone.

Conflits d'intérêts

La participation d’Elon Musk, Palmer Luckey et Newt Gingrich au projet Meridian suscite des interrogations sur d’éventuels conflits d’intérêts. En effet, SpaceXAI (dirigée par Musk) assure l’essentiel des lancements liés à la sécurité nationale, tandis qu’Anduril (fondée par Luckey) fournit des brouilleurs, des intercepteurs, des moteurs de fusée et des drones. Ces entreprises sont donc en concurrence pour des marchés publics de défense, ce qui pose la question de leur impartialité dans la définition des capacités militaires futures. Malgré ces enjeux, le projet reste encadré dans le temps et limité à la rédaction d’un rapport.

Ce que ça pourrait changer

Le retour d’Elon Musk dans les cercles du pouvoir s’inscrit dans un contexte de réconciliation avec Donald Trump, président des États-Unis. Selon le magazine *Time*, cette réconciliation aurait débuté en décembre 2025 lors d’une réunion secrète à la Maison-Blanche, où Trump aurait testé *Grok*, le chatbot IA de SpaceXAI. Il aurait notamment demandé une analyse de la réaction des Vénézuéliens en cas de capture de Nicolás Maduro, alors au pouvoir. *Grok* aurait qualifié Maduro de *dictateur répressif et profondément impopulaire*, ce qui aurait influencé la décision de Trump de procéder à cette capture le mois suivant. Cette collaboration illustre une alliance stratégique entre le gouvernement et le secteur technologique.

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