L’héritage toxique des anciens dépotoirs municipaux

Des décharges polluantes reviennent hanter des municipalités. On décortique cet enjeu en 4 questions.
Résumé
Ancien dépotoirs polluants
Les anciens dépotoirs municipaux, aussi appelés lieux d’enfouissement sanitaire (LES), ont accumulé des déchets sans tri ni traitement des années 1970 à 2006 au Québec.
Ces décharges contiennent des matériaux variés comme des pneus, de la peinture ou des sacs de poubelle, qui génèrent des gaz à effet de serre (GES), notamment du méthane.
Ce gaz est 220 fois plus polluant que le CO2 sur 10 ans, selon Environnement et Changement climatique Canada (ECCC).
Les déchets organiques se dégradent aussi en consommant l’oxygène environnant, ce qui favorise la dissolution des métaux comme le fer ou le plomb dans l’eau.
Ces métaux, en se déposant, donnent une couleur rouille aux cours d’eau, comme le ruisseau de la Cavée à Rimouski.
Les LES ne disposaient pas de systèmes pour traiter les lixiviats (liquides contaminés issus des déchets), contrairement aux normes actuelles.
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