“La Gueule ouverte”, la revue qui dénonçait la fin du monde

De 1972 à 1980, la revue “La Gueule ouverte” a hurlé de rage et de rire face à la catastrophe écologique. En textes et en dessins, ses auteurs et autrices ont raillé et dénoncé pollution, militarisation ou consommation, ferraillant contre le nucléaire et les institutions. Extrait d’un livre récent…
Résumé
Origine et contexte
La revue La Gueule ouverte a été fondée en 1972 par Pierre Fournier, un dessinateur issu du milieu satirique français, notamment connu pour son travail dans Hara-Kiri et Charlie Hebdo.
Ce projet s’inscrit dans une période marquée par une prise de conscience écologique croissante, mais aussi par des tensions politiques et sociales fortes.
La revue a publié 314 numéros jusqu’en 1980, devenant un espace de débat et de contestation radicale.
Elle s’est distinguée par son approche globale, mêlant écologie, féminisme, non-violence et opposition au nucléaire.
Son fondateur, Pierre Fournier, y a joué un rôle central jusqu’à sa mort en 1973, laissant derrière lui une publication qui a survécu sept ans après lui.
La revue s’adressait à un public en quête de remises en question profondes des modèles économiques et sociaux dominants.
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