Dans le détroit d’Ormuz, le verrou iranien tient de moins en moins
Les monarchies du Golfe parviennent désormais, avec l’aide américaine, à exporter des volumes croissants de pétrole.
Résumé
Contrôle iranien affaibli
Le détroit d’Ormuz, passage maritime stratégique entre le golfe Persique et le golfe d’Oman, est depuis des décennies un point de tension majeur entre l’Iran et les États-Unis.
L’Iran revendique son contrôle exclusif sur ce détroit, par lequel transite environ un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde, soit près de 20 %.
Depuis fin février, Téhéran impose aux navires souhaitant le franchir d’obtenir une autorisation préalable sous peine d’attaques.
Cependant, cette stratégie perd de son efficacité : les pétroliers, notamment ceux des monarchies du Golfe comme l’Arabie saoudite ou les Émirats arabes unis, contournent désormais cette exigence en naviguant sous escorte militaire américaine.
Entre le 22 et le 28 septembre, les exportations de brut non iranien via Ormuz ont atteint 13,5 millions de barils par jour, un niveau équivalent à celui d’avant le conflit.
Cette situation illustre un affaiblissement du verrou iranien, malgré ses revendications.
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