De la grossesse à l’accouchement, les pères s’impliquaient déjà dans la naissance des enfants aux XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles
*La Visite à la nourrice* (vers 1775), par Jean-Honoré Fragonard. Wikimedia Commons L’ESSENTIEL L’investissement dans la paternité n’est pas une invention contemporaine. Déjà, aux XVIIIᵉ et au XIXᵉ siècles, des hommes s’engageaient avec leurs épouses dans les préparatifs de naissance. Cette expérie…
Résumé
Pères engagés dès le XVIIIᵉ siècle
Contrairement à une idée reçue, l’implication des pères dans la grossesse et l’accouchement ne date pas des années 1970 avec l’émergence des «nouveaux pères».
Dès les XVIIIᵉ et XIXᵉ siècles, certains hommes des élites s’investissaient activement auprès de leur épouse enceinte.
Cette participation concernait notamment les préparatifs (choix du prénom, des parrains, des dépenses) et variait selon les milieux sociaux.
Les sources disponibles, comme les lettres ou les autobiographies, montrent que ces pères exprimaient des émotions, s’inquiétaient pour leur épouse et se projetaient dans la parentalité.
Par exemple, Marc de Bombelles, diplomate sous Louis XVI, écrivait en 1778 à son épouse Angélique pour se réjouir de la future naissance tout en craignant les risques d’une grossesse.
Cette implication n’était pas systématique mais révélait une reconnaissance sociale de la paternité, perçue comme une preuve de virilité dans une société où la procréation était une finalité majeure du mariage.
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