En larguant 200 000 barils de déchets radioactifs dans l'Atlantique, les Américains et Français ont peut-être chamboulé les écosystèmes marins
Plus de 200 000 fûts de déchets radioactifs gisent dans les abysses de l'Atlantique Nord-Est. La mission NODSSUM du CNRS a plongé à leur contact et découvert des conteneurs éventrés
Résumé
Déchets radioactifs en mer
Entre les années 1946 et 1993, les États-Unis et la France ont délibérément immergé environ 200 000 barils remplis de déchets radioactifs dans l’océan Atlantique.
Ces déchets provenaient principalement d’usines de traitement du combustible nucléaire, comme celles de Marcoule en France ou de Hanford aux États-Unis.
La radioactivité désigne l’émission spontanée de particules ou d’ondes par des atomes instables, comme l’uranium ou le plutonium, qui peuvent endommager les cellules vivantes.
Les barils, souvent en acier, étaient censés être étanches, mais leur corrosion progressive a pu libérer ces substances dans l’eau.
Cette pratique, aujourd’hui interdite, s’inscrivait dans une logique de gestion des déchets à moindre coût, avant que les normes environnementales ne deviennent plus strictes.
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