Les crédits carbone « made in France », moins verts qu'ils le prétendent
Avec le label bas carbone, les pouvoirs publics avaient voulu assainir le marché de la compensation carbone. Mais faute de régulation, cet instrument innovant est peu utilisé. Et il perd de son crédit.
Résumé
Label bas carbone
Le label bas carbone (LBC) est un dispositif créé en 2018 par le ministère de l’Écologie français.
Il certifie des projets réalisés en France qui visent à réduire les émissions de gaz à effet de serre ou à séquestrer du carbone, c’est-à-dire à stocker du CO₂ dans des arbres ou des sols.
Ces projets doivent être additionnels, ce qui signifie qu’ils doivent aller au-delà de ce qui aurait été fait sans cette certification.
Les émissions évitées ou compensées sont mesurées selon une méthodologie validée par des experts et des pouvoirs publics.
Une fois certifiées, ces réductions d’émissions sont transformées en crédits carbone qui peuvent être achetés par des entreprises ou des particuliers pour compenser leurs propres émissions.
Depuis 2021, les compagnies aériennes françaises peuvent aussi utiliser ces crédits pour respecter leurs obligations légales sur les lignes intérieures.
Entre 2018 et 2026, près de 2 000 projets ont été labellisés, représentant plus de 7 millions de tonnes de CO₂ évitées ou séquestrées.
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