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De 1940 à 1944, quel véhicule roulait en l’absence de pétrole ?

<name>Hervé Joly, Directeur de recherche en histoire contemporaine, Université Lumière Lyon 2; Centre national de la recherche scientifique (CNRS)</name> <foaf:homepage rdf:resource="https://theconversation.com/profiles/herve-joly-192629"/>· 5 août 2026

Garage de bicyclettes aux portes de l’hippodrome de Longchamp, à Paris en juillet&nbsp;1941. Bibliothèque historique de la ville de Paris, NN-013-07906-F, André Zucca , Fourni par l'auteur L’invasion de la France en 1940 par l’Allemagne nazie et la constitution du régime de Vichy donnent un coup de…

Résumé

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Contexte historique

En 1938, la France comptait seulement 1,8 million de voitures particulières en circulation, contre 39,5 millions aujourd’hui.

Ces véhicules n’étaient pas réservés aux plus riches : on en trouvait même dans les campagnes les plus reculées, utilisés par des artisans, des commerçants ou des agriculteurs.

Les trains locaux et les autocars complétaient ces déplacements pour approvisionner les territoires.

L’entrée en guerre en septembre 1939 a entraîné des restrictions sur les carburants pétroliers, mais la circulation automobile privée restait libre, car priorité était donnée aux besoins de l’armée.

Cependant, la défaite de juin 1940 a changé la donne : la France métropolitaine s’est retrouvée sans ressources pétrolières, à l’exception de stocks stratégiques représentant environ deux mois de consommation habituelle, et de rares livraisons allemandes, principalement en provenance de Roumanie, ne couvrant que 3 à 4 % des besoins de 1938.

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