«Bismillah c’est les ténèbres»: pourquoi les lycéens français manifestent-ils avec des mèmes?
Les «batailles d’aura» font aussi partie du paysage de ces protestations.
Résumé
Mèmes et manifestations
Les lycéens et étudiants français utilisent des mèmes et des slogans inspirés des réseaux sociaux lors de leurs manifestations et blocus, comme la phrase «Bismillah c’est les ténèbres» ou les «batailles d’aura».
Ces expressions, souvent incompréhensibles pour les personnes extérieures au mouvement, servent à créer une communication interne.
Selon Jean-Michel Berthiaume, docteur en sémiotique, ces codes permettent aux jeunes de s’identifier entre eux et de marquer leur appartenance à un groupe.
Par exemple, reconnaître et utiliser ces mèmes est un signal d’appartenance, tandis que ne pas les comprendre peut indiquer une opposition au mouvement.
Ces pratiques ne sont pas nouvelles : elles s’inscrivent dans une tradition de protestation où la culture populaire et l’humour jouent un rôle central.
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