Votre livre de chevet est peut-être plus bénéfique pour votre empathie et votre santé cognitive que vous ne le pensez
Les romans stimulent la compréhension d'autrui, freinent le vieillissement cérébral et réduisent même la mortalité. Une synthèse canadienne compile les preuves accumulées depuis vingt ans.
Résumé
Lire pour mieux comprendre
Une étude récente publiée dans la revue Science Advances révèle que la lecture régulière, même de fiction, active des mécanismes cérébraux liés à l’empathie et à la santé cognitive.
Les chercheurs ont observé que les lecteurs assidus développent une meilleure capacité à se mettre à la place des autres, un phénomène appelé théorie de l’esprit (aptitude à comprendre les émotions, intentions et perspectives d’autrui).
Cette compétence sociale est mesurée par des tests standardisés où les participants doivent interpréter des situations ambiguës.
Par exemple, une expérience a montré que les personnes lisant au moins 30 minutes par jour pendant 6 mois amélioraient leurs scores de 18 % en moyenne.
Ces bénéfices s’étendent aussi à la santé du cerveau : la lecture stimule la neuroplasticité, c’est-à-dire la capacité du cerveau à créer de nouvelles connexions neuronales, réduisant ainsi les risques de déclin cognitif lié à l’âge.
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