«Ce que le monde méprise»: l’empathie est morte, vive l’empathie !
Dans son nouvel essai, Maïka Sondarjee dresse un portrait de notre époque dur, mais empreint d’optimisme.
Résumé
L'empathie comme projet politique
Maïka Sondarjee, politologue et professeure à l’Université d’Ottawa, défend l’idée que l’empathie n’est pas une simple sensibilité individuelle, mais un projet politique essentiel.
Pour elle, elle fonde les services publics, la redistribution des richesses et la capacité à imaginer une société unie, construite sur la solidarité plutôt que sur l’exclusion.
L’autrice s’oppose ainsi à des figures comme Elon Musk, qui voit dans l’empathie une faiblesse.
Sondarjee souligne que cette empathie reste inégalement répartie : nous ressentons plus facilement de la compassion pour ceux qui nous ressemblent (par la classe sociale, la culture ou l’origine), comme en témoigne l’indifférence relative face aux migrants morts en Méditerranée, comparée à l’attention médiatique accordée à des milliardaires.
Elle propose donc d’élargir le cercle de ceux dont nous nous sentons responsables, notamment en intégrant les générations futures et les populations éloignées de nous.
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