Singapour brûle ses déchets et rejettes les cendres dans la mer - comment une île de 350 hectares est devenue un refuge pour la faune sauvage
Sur une île minuscule et surpeuplée, chaque mètre carré compte, jusqu’à celui réservé aux ordures. Singapour a donc choisi de brûler ses déchets, puis de noyer les cendres au large. Contre toute attente, la décharge de Semakau s’est muée en sanctuaire pour la faune.
Résumé
Singapour et ses déchets
Singapour est une cité-État d’Asie du Sud-Est, composée de 63 îles, dont la principale fait seulement 728 km².
Avec une densité de population de 8 350 habitants/km², l’espace est une ressource rare et précieuse.
Face à cette contrainte territoriale, le pays a dû trouver une solution pour gérer ses déchets, estimés à 1,7 million de tonnes par an en 2022.
L’incinération est devenue la méthode principale : 90 % des déchets sont brûlés dans des usines d’incinération (appelées incinérateurs), des installations industrielles qui transforment les ordures en cendres à haute température.
Cette technique permet de réduire le volume des déchets de 90 %, facilitant leur stockage ultérieur.
Cependant, Singapour ne disposant pas de terres disponibles pour une décharge classique, une solution originale a été mise en place pour évacuer les résidus.
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