Porter la mort aux frontières
Depuis 1993, 77 000 personnes sont mortes en migration en tentant de rejoindre l'Europe, dont 35 000 depuis 2015. Dans le régime contemporain des frontières, les représentations des personnes décédées construisent l'indifférence comme norme. Continuer de porter les mort.es, c'est décider de ne pas…
Résumé
Bilan tragique
Depuis 1993, plus de 77 000 personnes sont mortes en tentant de migrer vers l’Europe, dont 35 000 depuis 2015.
Ces chiffres, issus de données compilées par des chercheurs et des associations, illustrent l’ampleur des drames humains aux frontières européennes.
Les causes de ces décès sont multiples : noyades en Méditerranée, accidents lors de traversées périlleuses, violences aux points de passage ou conditions extrêmes en exil.
Les routes migratoires les plus dangereuses se situent en Méditerranée centrale, où les embarcations de fortune chavirent régulièrement, et aux frontières terrestres comme celle entre le Maroc et l’enclave espagnole de Melilla.
Ces pertes de vies humaines ne sont pas des accidents isolés, mais le résultat de politiques migratoires restrictives qui poussent les migrants à emprunter des voies toujours plus risquées.
Lire l'analyse complète en 6 points →
Commentaires (0)
Connecte-toi pour commenter
Se connecterAucun commentaire pour le moment.
Voir aussi
Plus de contenus dans cette catégorie →Découvre plus de contenu sur Napseflow


