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Les archives orales, des sources comme les autres ? Comment les témoignages nourrissent le travail des historiens

<name>Etienne Bordes, Maître de conférences /INSPÉ de Créteil, Université Paris-Est Créteil Val de Marne (UPEC)</name> <foaf:homepage rdf:resource="https://theconversation.com/profiles/etienne-bordes-2284495"/>· 26 août 2026

Si les piliers de l’histoire orale ont été posés dès 1921 par Marc Bloch, les sources orales ont mis près d’un siècle à être admises comme telles en histoire. Pourquoi tant de précautions ? Retour sur cette longue évolution alors que l’intelligence artificielle bouleverse le travail des archives. L…

Résumé

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Marc Bloch pionnier

Marc Bloch, historien français du XXe siècle, a posé dès 1921 les bases de l’histoire orale en étudiant les fausses nouvelles pendant la Première Guerre mondiale.

Dans un article publié cette année-là, il démontre que les sources orales (témoignages, rumeurs) et les sources écrites (archives, livres) se complètent et partagent les mêmes biais.

Bloch y montre que les archives écrites sont parfois des transcriptions de récits oraux, remettant en cause leur prétendue objectivité.

Son approche épistémologique légitime l’usage des témoignages comme outils historiques, bien avant leur reconnaissance officielle.

Cette vision innovante s’appuie sur son expérience directe du conflit, où il observe comment les rumeurs se construisent et se propagent parmi les soldats.

Bloch appelle même à la création d’archives orales pour préserver ces récits pour les générations futures.

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