Affaire Greg Guillotin : quand reconnaître les violences devient encore suspect. Par Sandrine Pégand, Avocat.
Dans l'affaire Greg Guillotin, les aveux du mis en cause ont aussitôt été soupçonnés de relever d'une stratégie de communication. Pourtant, en matière de violences conjugales, où le déni impose souvent aux victimes un second combat, faut-il vraiment reprocher à un homme de reconnaître les violences…
Résumé
Reconnaissance publique rare
Greg Guillotin, mis en cause pour des violences conjugales par son ancienne compagne, a choisi de reconnaître publiquement les faits le 5 septembre 2026, après la révélation de la plainte dans la presse le 4 septembre.
Cette reconnaissance est inhabituelle, car la plupart des auteurs de violences conjugales nient les faits ou se taisent.
Dans ce cas précis, l’homme a présenté des excuses, exprimé de la honte et annoncé avoir entamé un travail thérapeutique avec un professionnel spécialisé dans la prise en charge des auteurs de violences conjugales.
Il n’a pas détaillé les autres faits dénoncés par sa compagne, réservant ses explications aux enquêteurs.
Cette prise de parole a immédiatement suscité des critiques sur sa motivation, certains y voyant une stratégie de communication pour sauver sa carrière ou son image.
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