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Article externe

IA en entreprise : sans consultation du CSE, le juge suspend l'outil. Par Adrien Bano.

Village Justice· 2 octobre 2026

Deux arrêts de la Cour d'appel de Paris du 21 mai 2026 (Cour d'appel de Paris, pôle 1 chambre 2, 21 mai 2026, RG 25/13234 et RG 25/13232) confirment la suspension d'outils d'IA déployés sans consultation du CSE. Avant les amendes de l'AI Act, c'est le Code du travail qui contraint aujourd'hui les e…

Résumé

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Risque juridique immédiat

Deux entreprises françaises ont dû suspendre des outils d’intelligence artificielle (IA) non pas à cause d’une sanction européenne comme l’AI Act, mais par décision d’un juge français.

Ce dernier s’est basé sur le Code du travail, plus précisément sur l’article L2312-8, qui impose aux entreprises d’au moins 50 salariés de consulter leur comité social et économique (CSE) avant d’introduire des nouvelles technologies pouvant impacter l’emploi, les salaires, la formation ou les conditions de travail.

Dans ces affaires, les outils d’IA avaient été déployés sans cette consultation préalable, ce qui a été jugé comme un trouble manifestement illicite.

Le tribunal judiciaire de Créteil a ordonné leur suspension dès le 15 juillet 2025, avec une astreinte de 1 000 € par jour pendant trois mois, plus une provision de 5 000 €.

La cour d’appel de Paris a confirmé ces décisions en mai 2026, en ajoutant 3 000 € par dossier au titre des frais de justice.

Contrairement à une amende administrative, cette suspension est immédiate et frappe directement l’outil, pas seulement le budget de l’entreprise.

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