Incendies en Algérie : l’exceptionnelle résilience du peuple comme ressource politique du pouvoir
L’ESSENTIEL Face à la catastrophe, les dirigeants algériens focalisent l’attention sur leur double réaction : la promesse d’une indemnisation rapide des victimes et la décision de rétablir la peine de mort pour les pyromanes. Les défaillances structurelles de prévention et de gestion des feux sont…
Résumé
Catastrophe climatique
En août 2026, l’Algérie a connu des incendies d’une ampleur exceptionnelle, notamment dans la wilaya de Jijel, avec des températures dépassant 45°C et des vents violents à 100 km/h.
Entre 1985 et 2022, le pays a enregistré plus de 75 000 feux de forêt, brûlant en moyenne 35 000 hectares par an.
Ces incendies sont aggravés par des sécheresses prolongées, une dégradation des sols et des plans forestiers obsolètes.
Le dernier bilan officiel fait état de 12 morts et 54 blessés, mais des sources indépendantes évoquent jusqu’à 200 victimes dans la seule wilaya de Jijel.
Les autorités algériennes ont rapidement évoqué une piste criminelle, suggérant l’intervention de pyromanes, tout en reconnaissant les conditions climatiques extrêmes comme facteur aggravant.
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