L’architecture, instrument des guerres culturelles
L’annonce du début des travaux de l'arc de triomphe voulu par Trump est l’occasion d’un bref panorama de ce qui sert une instrumentalisation politique de l’architecture. C’est ainsi que l’on suit par exemple le fil de Léon Krier, urbaniste antimoderniste, des États-Unis à Rome en passant par l’Angl…
Résumé
Architecture et pouvoir politique
L’article montre comment l’architecture peut devenir un outil au service des discours politiques, notamment dans des contextes de montée des populismes et des régimes autoritaires.
Par exemple, l’annonce des travaux d’un arc de triomphe commandé par Donald Trump aux États-Unis illustre cette instrumentalisation.
L’architecture, grâce à sa visibilité et sa matérialité, permet de donner une forme concrète à des récits politiques simplifiés, facilitant ainsi la polarisation des opinions.
Cette logique n’est pas nouvelle : depuis le XVIIIe siècle, avec l’émergence d’une opinion publique, l’architecture sert de support à la légitimation du pouvoir, mais son rôle s’est complexifié avec la multiplication des acteurs dans les démocraties modernes.
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