Des traces d’un pesticide à haut risque dans l’eau potable de sept villes du Québec

Les concentrations mesurées dépassent la norme européenne, alors qu'aucun seuil spécifique n'existe au Québec.
Résumé
Un pesticide méconnu détecté
Des résidus d’un pesticide appelé S-métolachlore ont été retrouvés dans l’eau potable de sept villes du Québec, dont Montréal, Longueuil et Saint-Césaire.
Ce pesticide, principalement utilisé pour éliminer les mauvaises herbes dans les cultures de maïs et de soya, est considéré par le gouvernement québécois comme plus risqué pour la santé et l’environnement que le glyphosate, l’ingrédient actif du Roundup.
En 2024, il s’agissait du deuxième pesticide le plus vendu au Québec, avec 248 tonnes écoulées.
Cependant, il est moins connu du grand public que d’autres produits comme le glyphosate.
Les analyses ont révélé la présence non pas du S-métolachlore lui-même, mais de son métabolite, le métolachlore-ESA, un produit issu de sa dégradation sous l’effet de l’eau, du soleil ou de micro-organismes.
Ce métabolite n’est pas surveillé spécifiquement au Québec, bien que sa toxicité soit similaire, voire supérieure, à celle de la molécule originale.
Lire l'analyse complète en 6 points →
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