Dans l’industrie du taxi, les batailles pour un métier de «crève-faim»
Les chauffeurs de Montréal luttent depuis plus d’un siècle pour des conditions de travail décentes.
Résumé
Un métier historique
Le métier de chauffeur de taxi à Montréal existe depuis 1910 et a toujours été marqué par des conditions de travail difficiles.
Dès les années 1960, il était surnommé la poubelle de l’emploi en raison de sa précarité extrême.
Les chauffeurs travaillaient de longues heures sans atteindre le salaire minimum, sans avantages sociaux ni vacances.
Ils devaient aussi financer eux-mêmes leur véhicule, l’essence, l’entretien et les assurances.
Dans les années 1980, cette expression reflétait encore la stigmatisation sociale associée à ce métier.
Aujourd’hui, les chauffeurs desservant l’aéroport Montréal-Trudeau paient 195 $ par semaine en cotisations, en plus d’autres frais, ce qui aggrave leur situation financière.
Le professeur Jean-Philippe Warren, auteur d’une Histoire du taxi à Montréal, souligne que ce métier reste l’un des plus stigmatisés de la société québécoise.
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