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Sortir du capitalisme de prédation

Yaël Dosquet· 7 octobre 2026

Depuis des décennies, le mouvement écologiste a misé sur la prise de parole : alerter, manifester, convaincre. Pendant ce temps, le capital exerçait son pouvoir de défection, et les gouvernements pliaient devant la seule menace de son départ. Si la grève ne suffit plus à déplacer le centre de gravi…

Résumé

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Capitalisme de prédation

L'article définit le capitalisme de prédation comme un système économique où le capital (les investissements, les entreprises, les marchés financiers) exerce un pouvoir de défection, c'est-à-dire la capacité de menacer de quitter un pays ou un secteur pour imposer ses conditions aux gouvernements.

Contrairement au capitalisme classique, ce modèle privilégie la recherche de profits à court terme, souvent au détriment des ressources naturelles, des travailleurs ou des populations locales.

Les gouvernements, craignant la perte d'investissements ou d'emplois, se soumettent alors aux exigences du capital, ce qui aggrave les crises écologiques et sociales.

Par exemple, une entreprise peut menacer de délocaliser sa production si des réglementations environnementales trop strictes sont mises en place, forçant l'État à assouplir ses règles.

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