Corée du Sud : l’essor du “bakje”, soit la tendance à “afficher” publiquement les autres
Captures d’écrans, republications… Afficher publiquement les paroles ou le comportement d’une personne se banalise en Corée du Sud. Celles qui sont ciblées ne peuvent se soustraire au jugement du tribunal populaire d’Internet. Une pratique qui vire parfois au harcèlement.
Résumé
Définition du bakje
En Corée du Sud, le terme bakje (박제) désigne une pratique qui consiste à exposer publiquement les erreurs, paroles ou comportements d’une personne sur internet.
Littéralement, bakje signifie « taxidermie » en coréen, une technique qui consiste à conserver les dépouilles d’animaux morts en leur redonnant une apparence de vie pour les exposer.
Par analogie, cette pratique numérique « fige » les actes d’une personne jugés répréhensibles par un tiers, souvent sous le coup de la colère ou d’un sentiment d’injustice.
Elle peut prendre la forme de captures d’écran, de republications ou de commentaires en ligne, transformant une frustration individuelle en une « punition collective » exercée par le « tribunal du Net ».
Cette tendance s’accompagne parfois de la divulgation d’informations personnelles, aggravant les conséquences pour les cibles.
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