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Manifestations du 17 octobre : pourquoi parler de « casseurs » ne suffit pas à expliquer l’ampleur des pillages et débordements

<name>Paolo Stuppia, Sociologue, membre du CESSP (Centre Européen de Sociologie et de Science Politique), Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne</name> <foaf:homepage rdf:resource="https://theconversation.com/profiles/paolo-stuppia-1278388"/>· 20 octobre 2026

Les pillages et les violences commis en marge des manifestations du 17 octobre 2026 ont focalisé l’attention sur les « casseurs ». Mais le recours à ce terme ne pose-t-il pas plus de questions qu’il n’apporte de réponses ? Le sociologue Paolo Stuppia revient sur la situation inédite à laquelle ont…

Résumé

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Pillages inédits

Les scènes de pillage observées lors des manifestations du 17 octobre 2026 en France présentent une ampleur inédite, notamment en raison des destructions massives de biens privés et du vol de marchandises.

Contrairement aux idées reçues, toutes les personnes impliquées ne faisaient pas partie de groupes organisés à visée politique.

Le sociologue Paolo Stuppia souligne que ces actes ne peuvent être réduits à une simple catégorie de « casseurs ».

Certains pillages visaient des symboles du capitalisme comme les magasins de luxe, les banques ou les multinationales, tandis que d’autres ciblaient des commerces locaux (jouets, jeux vidéo) de manière plus aléatoire.

Les vidéos postées sur les réseaux sociaux et la revente de marchandises pillées sur des plateformes en ligne suggèrent que ces actes n’avaient pas toujours un sens politique clair.

Cependant, certains pillages ont aussi inclus des redistributions spontanées de biens, comme de la nourriture donnée à des personnes sans abri.

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