Penser avec et contre l'Occident
Comment le savoir occidental a-t-il été absorbé et réinterprété par les sociétés extra-occidentales ? L'ouvrage érudit de T. Brisson remet en cause l'image d'un hégémonisme sans nuance.
Résumé
Modernisation sans occidentalisation
Depuis plus de dix ans, des historiens et historiennes mettent en lumière un mouvement répandu dans les espaces extra-européens : moderniser une société sans adopter les modèles culturels ou politiques de l’Occident.
Thomas Brisson, professeur de sciences politiques à l’Université Paris 8, explore cette dynamique dans son ouvrage.
Il analyse comment des pays comme le Japon, la Chine, l’Inde ou le monde arabe ont intégré des savoirs occidentaux tout en les réinterprétant pour servir leurs propres projets de modernité.
L’enjeu n’est pas seulement technique, mais aussi identitaire : ces sociétés cherchent à se définir par elles-mêmes, en contestant l’idée que l’Occident détiendrait le monopole de la modernité scientifique.
Par exemple, des concepts comme la société ou la sociologie ont été traduits et adaptés dans des langues locales, souvent en leur donnant un sens nouveau, distinct de leur usage européen.
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