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Israël s’inquiète de l’accord annoncé par Trump en vue d’une sortie de guerre à Gaza

ICI Radio-Canada · mis à jour il y a 4 h

L'État hébreu a continué lundi ses frappes meurtrières sur le territoire palestinien..

Accord Trump pour Gaza

Le président américain Donald Trump a annoncé un accord visant à mettre fin à la guerre à Gaza, en prévoyant deux étapes clés : le désarmement du mouvement islamiste Hamas et un retrait progressif des forces israéliennes de la bande de Gaza. Selon la version publique de cet accord, les opérations militaires des deux parties devraient cesser, et les armes du Hamas seraient stockées par un organe palestinien transitoire nommé le Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG). Ce comité, composé de technocrates, gérerait Gaza pendant cette phase intermédiaire. Un retrait israélien serait lié à ce désarmement, avec le déploiement d'une Force internationale de stabilisation (ISF) pour séparer les forces israéliennes des zones sous contrôle du NCAG. Trump a qualifié cette étape de « jalon majeur » pour résoudre un conflit déclenché par l'attaque du Hamas contre Israël le 7 octobre 2023.

Réaction d'Israël

Israël a exprimé ses « inquiétudes » concernant l'accord proposé par Trump, notamment sur sa capacité à garantir une démilitarisation réelle et vérifiable du Hamas. Selon Doron Spielman, porte-parole du Premier ministre israélien Benyamin Nétanyahou, la version rendue publique ne reflète pas la position officielle d'Israël. Les autorités israéliennes estiment que le Hamas s'est réarmé et a recruté de nouveaux combattants, ce qui, selon elles, montre une préparation à de nouvelles attaques similaires à celle du 7 octobre 2023. Israël a réaffirmé qu'il ne se retirerait pas de Gaza et continuerait à contrer toute menace, malgré les frappes meurtrières menées sur le territoire palestinien. Depuis dimanche, plus de dix frappes israéliennes ont tué 19 personnes, l'un des bilans les plus lourds des derniers mois.

Position du Hamas

Le Hamas a annoncé avoir accepté la feuille de route élaborée par le Conseil de paix créé par Donald Trump. Ce mouvement islamiste palestinien défend depuis longtemps un désarmement progressif, avec la remise de ses armes à un organisme indépendant après des accords de paix, plutôt qu'une reddition immédiate et unilatérale de son arsenal. Le Hamas considère que cette approche est plus réaliste pour éviter une escalade violente. Cependant, Israël rejette cette vision et insiste sur une démilitarisation complète, irréversible et vérifiable, sans quoi le Hamas pourrait menacer à nouveau sa sécurité. Les tensions entre les deux camps persistent malgré l'annonce de l'accord.

Bilan humain du conflit

Depuis octobre 2025, date d'un cessez-le-feu qui n'a jamais été pleinement respecté, plus de 1 200 Palestiniens ont été tués à Gaza, selon le ministère de la Santé palestinien, dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU. Côté israélien, l'armée a recensé cinq soldats tués ainsi qu'un employé civil sous contrat durant la même période. Les frappes israéliennes ont notamment touché des immeubles résidentiels, causant au moins 13 morts le 2 août 2025. Ces chiffres illustrent l'intensité persistante des hostilités, malgré les tentatives de négociation en cours.

Ce que ça pourrait changer

Mohammad Dahlan, un haut responsable politique palestinien impliqué dans les pourparlers, a accusé Benyamin Nétanyahou de faire obstacle à une occasion prometteuse pour mettre fin à la guerre à Gaza. Dahlan critique la position israélienne, qu'il juge obstructive, alors que l'accord proposé par Trump pourrait représenter une avancée majeure. De son côté, Isaac Herzog, président israélien au rôle principalement honorifique, a salué les efforts de Trump pour un règlement à Gaza, soulignant que ces initiatives portaient une vision d'espoir. Il a insisté sur la nécessité d'un désarmement clair et engagé du Hamas pour stabiliser la région.

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