Méduses, moustiques et colibris : comment font-ils pour goûter leurs aliments alors qu’ils n’ont pas de langue ?
L’ESSENTIEL Le goût est loin d’être le privilège de la langue humaine. L’évolution a créé bien des manières de goûter sa nourriture. Des animaux sans cerveau, comme les méduses, sont capables de détecter des proies au moyen de signaux chimiques. Les moustiques goûtent la peau avant de se nourrir et…
Résumé
Goût sans cerveau
Les méduses, dépourvues de cerveau et de langue, possèdent un système de détection chimique leur permettant de goûter leurs proies.
Leur corps est équipé d’un réseau de neurones appelé réseau nerveux, ainsi que d’organes sensoriels appelés rhopalies, situés sur le bord de leur cloche (ombrelle).
Ces organes perçoivent la lumière et détectent des signaux chimiques, comme le glutathion, une molécule libérée par les cellules vivantes endommagées.
Lorsqu’une proie touche leurs tentacules, ce signal déclenche un réflexe alimentaire : la bouche s’ouvre pour ingérer la proie.
Ce mécanisme, observé chez les méduses et les hydres, fonctionne sans besoin de décision cognitive.
Les récepteurs impliqués, similaires à ceux du goût et de l’odorat chez les vertébrés, existeraient depuis plus de 600 millions d’années, bien avant l’apparition des premiers animaux à cerveau.
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