Plus de 45 recours, un certificat médical… Comment Rachida Dati a essayé d’éviter le procès à tout prix
La maire du 7ᵉ arrondissement a utilisé tous les moyens possibles, déposant plus de 45 recours, pour tenter de torpiller puis retarder l’enquête qui lui vaut d’être jugée pour corruption et trafic d’influence à partir de ce mercredi. Jusqu’à invoquer sa fille ou à engorger les tribunaux.
Résumé
Affaire Renault-Nissan
Rachida Dati, ancienne ministre et maire du 7ᵉ arrondissement de Paris, est accusée dans le cadre d’une affaire judiciaire liée au groupe automobile Renault-Nissan.
Les faits remontent à la période 2010-2012, où elle aurait perçu 900 000 euros d’honoraires en tant qu’avocate pour ce groupe, alors dirigé par Carlos Ghosn.
Les autorités judiciaires suspectent que ces missions aient pu servir à influencer des décisions politiques ou économiques, ce qui constituerait des faits de corruption (utilisation d’un pouvoir pour obtenir un avantage illégal) et de trafic d’influence (obtenir un avantage en échange d’une intervention sur une décision publique).
Ce dossier a conduit à sa mise en examen et à un renvoi devant le tribunal correctionnel, où elle devra répondre de ces accusations à partir du 17 septembre 2026.
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