EPR2: pendant que Paris et Bruxelles se disputent sur le marché, la vraie question est ailleurs

La presse s’est fait l’écho, début juillet, d’un bras de fer entre Paris et Bruxelles sur les futurs réacteurs EPR2. La France veut autoriser EDF à conclure des contrats de long terme de gré à gré avec des industriels et des fournisseurs concurrents ; la Direction générale de la concurrence préfère…
Résumé
Conflit Paris-Bruxelles
En juillet 2026, la France et la Commission européenne s'opposent sur la vente d'électricité des futurs réacteurs nucléaires EPR2 d'EDF.
Paris souhaite permettre à EDF de signer des contrats de long terme directement avec des industriels et fournisseurs, tandis que Bruxelles exige que toute l'électricité soit vendue via la Bourse de l'électricité pour garantir une concurrence équitable.
Ce désaccord masque une question plus fondamentale : la formule de rémunération des réacteurs.
La France mise sur des contrats bilatéraux pour sécuriser les volumes et les prix, alors que l'UE privilégie un marché transparent.
Cette opposition rappelle l'échec du projet Hercule (2019-2021), qui visait à réorganiser EDF.
La réforme européenne du marché de l'électricité de 2024 a relancé ce débat, avec une position française désormais inverse à celle de 2023.
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