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À quoi ressemblaient les premiers congés payés, en 1936, pour les ouvriers bretons ?

<name>François Prigent, agrégé et docteur en histoire contemporaine (histoire des gauches en Bretagne ; football et politique en Bretagne ; au 20e siècle), Université Rennes 2</name> <foaf:homepage rdf:resource="https://theconversation.com/profiles/francois-prigent-2706751"/>· 15 juillet 2026

Dans un département breton comme les Côtes-du-Nord (devenu Côtes-d’Armor), marqué par la prépondérance des campagnes, à quoi ressemblaient les premiers congés en 1936 ? La question mérite que l’on s’y attarde, archives à l’appui, pour déconstruire un certain nombre de représentations, si mythifiées…

Résumé

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Congés payés en Bretagne

En 1936, les congés payés deviennent une réalité en France grâce aux accords Matignon, signés le 7 juin sous le gouvernement du Front populaire, dirigé par Léon Blum.

Ces accords prévoient notamment une réduction du temps de travail à 40 heures par semaine et l’instauration de 2 semaines de congés payés.

En Bretagne, et plus précisément dans les Côtes-du-Nord (aujourd’hui Côtes-d’Armor), cette mesure déclenche une vague de grèves sans précédent.

La région, traditionnellement conservatrice, connaît une conflictualité sociale intense, avec des mouvements de grève dans des secteurs comme la métallurgie, le bâtiment ou les carrières de granit rose.

Par exemple, les ouvriers des Forges et Laminoirs de Saint-Brieuc font grève pendant trois semaines pour faire appliquer ces nouveaux droits.

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