Quand un billet de métro devient un passeport pour le monde
Des lecteurs du «Devoir» racontent comment l’arrivée du métro de Montréal a bouleversé leur quotidien.
Résumé
Naissance du métro
En octobre 1966, Montréal inaugure son réseau de métro, un événement attendu depuis des mois par les habitants.
Pierrette Baigner, dont le mari travaillait comme cantonnier (terme désignant un employé chargé de l’entretien des voies ferrées), se souvient de cette période comme d’un moment où les employés du métro étaient perçus comme des vedettes.
Cependant, les conditions de travail étaient risquées : son mari a notamment subi une décharge électrique en tombant sur les rails.
Pour Marie-Claire Baigner, plus jeune, le métro représentait une liberté nouvelle : elle pouvait enfin se rendre seule au centre-ville pour faire des achats, notamment pendant l’Exposition universelle de 1967 (Expo 67), où elle dépensait des pièces de monnaie pour s’offrir des souvenirs comme de la crème glacée molle trempée dans du chocolat, un produit alors exclusif à l’événement.
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