Ces immenses lacs toxiques qui grossissent à l’ombre du pétrole

L’industrie pousse pour être autorisée à traiter et à rejeter ces eaux dans l’environnement.
Résumé
Des lacs artificiels toxiques
À 30 kilomètres au nord de Fort McMurray, en Alberta, des étendues d’eau visibles le long de l’autoroute 63 ne sont pas des lacs naturels.
Il s’agit de bassins de décantation, des réservoirs où sont stockés les déchets liquides issus de l’extraction du pétrole des sables bitumineux.
Ces bassins contiennent un mélange dangereux de sable, d’argile, de limon, de résidus d’hydrocarbures, de sels et de métaux lourds comme le nickel ou l’arsenic.
Leur toxicité menace la faune : des canons à air et des épouvantails sont installés pour éloigner les oiseaux, dont la mort est certaine s’ils s’y posent.
En 2024, ces bassins représentaient 1 505 millions de mètres cubes d’eau toxique, soit 35 fois le volume du lac Louise ou l’équivalent de l’île de Montréal recouverte de 3 mètres d’eau.
Leur taille ne cesse de croître, car les sites miniers doivent conserver presque toute l’eau qui entre en contact avec leur sol, incluant pluie et neige fondue.
Lire l'analyse complète en 8 points →
Commentaires (0)
Connecte-toi pour commenter
Se connecterAucun commentaire pour le moment.
Voir aussi
Plus de contenus dans cette catégorie →Découvre plus de contenu sur Napseflow


