Junkspace biopolitique, algorithmes et horizons du commun
Junskspace biopolitique, algorithmes et horizons du commun Cet article revisite la lecture que propose Antonio Negri des principaux textes théoriques de Rem Koolhaas (Bigness, Generic City et Junkspace). Negri identifie dans l’œuvre de Koolhaas une rare tentative de comprendre la métropole globale…
Résumé
Junkspace et biopolitique
L’article explore le concept de junkspace (espace-poubelle), développé par l’architecte Rem Koolhaas, pour décrire des environnements urbains ou numériques saturés de données, de publicités et de flux inutiles, où l’espace devient un déchet fonctionnel.
La biopolitique, théorisée par Michel Foucault, désigne ici le contrôle des populations par des mécanismes de pouvoir invisibles, intégrés dans ces espaces.
L’auteur analyse comment les algorithmes, en analysant nos comportements, transforment ces junkspaces en outils de surveillance et de normalisation.
Par exemple, les plateformes numériques comme les réseaux sociaux ou les moteurs de recherche génèrent des espaces virtuels où nos données personnelles sont collectées, traitées et monétisées, souvent sans notre consentement explicite.
Ces mécanismes s’inscrivent dans une logique de capitalisme algorithmique, où la valeur est extraite non plus des biens matériels, mais des flux d’informations.
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