En Iran, la police des mœurs a disparu du paysage
Les patrouilles qui surveillaient minutieusement le port du voile ont pratiquement disparu des rues de Téhéran et des grandes villes du pays, raconte le média iranien en exil “Radio Farda”. Un relâchement tactique accéléré par la guerre, mais la loi est toujours là et certaines restrictions subsist…
Résumé
Disparition des patrouilles
En Iran, les patrouilles de la police des mœurs (appelée aussi Gasht-e Ershad, ou patrouille de guidance) ont presque disparu des rues des grandes villes comme Téhéran.
Ces unités étaient auparavant chargées de faire respecter les règles strictes de tenue vestimentaire, notamment le port obligatoire du hidjab (voile couvrant les cheveux et le corps, sauf le visage et les mains).
Leur absence est particulièrement visible dans des lieux comme la rue Valiasr, un quartier central de Téhéran, où les femmes circulent désormais sans foulard ou avec des vêtements plus décontractés, comme des robes à manches courtes ou des pantalons ajustés.
Selon une Téhéranaise de près de 40 ans interrogée sous anonymat, ces patrouilles n’ont pas été aperçues depuis « très longtemps ».
Cette disparition marque un changement notable dans l’application des lois, bien que celles-ci restent officiellement en vigueur.
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