Mégafeux, sécheresse : penser l'été des catastrophes
Chaque été extrême rejoue la même scène : "cette fois, on a compris". Et si le récit de la "prise de conscience" était précisément ce qui nous empêchait de penser la catastrophe ? Ce matin, l'historien Jean-Baptiste Fressoz interroge notre manière de penser la catastrophe climatique.
Résumé
Récit de prise de conscience
Chaque été, les médias et les discours politiques répètent un schéma similaire : l’été est marqué par des événements climatiques extrêmes (mégafeux, sécheresses, canicules) suivis d’une vague de déclarations affirmant que « cette fois, on a compris » la gravité de la situation.
Selon l’historien Jean-Baptiste Fressoz, ce récit de la « prise de conscience » pourrait en réalité nous empêcher de penser la catastrophe de manière efficace.
Il souligne que cette rhétorique, bien qu’intentionnellement positive, crée une illusion de progrès et de compréhension immédiate, alors que la crise climatique s’aggrave.
Elle donne l’impression que le problème est désormais identifié et que des solutions sont en marche, alors que les actions concrètes restent insuffisantes.
Fressoz interroge ainsi la manière dont cette narration collective influence notre perception des crises environnementales et notre capacité à y répondre.
Lire l'analyse complète en 6 points →
Commentaires (0)
Connecte-toi pour commenter
Se connecterAucun commentaire pour le moment.
Voir aussi
Plus de contenus dans cette catégorie →Découvre plus de contenu sur Napseflow


