Le maire d’Izmir se rallie à Erdogan : “Ce lâche s’est courbé devant la menace”
La volte-face du maire d’Izmir, bastion du kémalisme, s’inscrit dans une vague de répression politique inédite en Turquie. La plupart des élus d’opposition des grandes villes sont derrière les barreaux, et la peur incite les autres à rejoindre le camp du pouvoir, dénonce la presse critique.
Résumé
Izmir bastion kémaliste
Izmir, troisième ville de Turquie avec 3,5 millions d'habitants, est traditionnellement un bastion du kémalisme, une idéologie fondée par Mustafa Kemal Atatürk, père de la Turquie moderne.
Le kémalisme prône un État laïque, nationaliste et antireligieux, s'opposant aux valeurs islamo-conservatrices.
En 2023, lors de l'élection présidentielle, 67 % des électeurs d'Izmir avaient voté contre Recep Tayyip Erdogan, président turc depuis 2003 et leader du parti islamo-nationaliste AKP.
En 2024, la ville avait élu un maire d'opposition, Cemil Tugay, confirmant son ancrage dans l'opposition au pouvoir en place.
Cette ville était donc perçue comme un symbole de résistance à Erdogan, ce qui lui valait le surnom moqueur de "Izmir l'infidèle" par les conservateurs turcs.
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