Rose-Marie Lagrave, sociologue, transfuge, femme 2/5 : Pauvres mais dignes
Rose-Marie Lagrave grandit dans une pauvreté que ses parents s’efforcent de dissimuler. Entre rigueur catholique, autorité paternelle et solidarité entre frères et sœurs, elle raconte une enfance marquée par la peur, la maladie et l’angoisse du manque.
Résumé
Enfance pauvre
Rose-Marie Lagrave, née en 1944, a grandi dans une famille de onze enfants marquée par une pauvreté profonde.
Son père, traducteur d'espagnol dans une compagnie d'assurances, perd son emploi après avoir contracté la tuberculose à la fin de la Seconde Guerre mondiale.
La famille, initialement installée en région parisienne, se retrouve contrainte de déménager en Normandie dans une maison délabrée.
Malgré cette précarité, les parents de Rose-Marie Lagrave insistent sur une éducation rigoureuse et une respectabilité sociale, incarnée par la devise familiale Pauvre mais digne.
Cette contradiction entre la pauvreté matérielle et la volonté de préserver les apparences a profondément marqué son enfance, où la peur du manque et la maladie (notamment celle de son père) étaient des réalités quotidiennes.
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