En Corée du Sud, bientôt la fin de “sept ans de zone grise” autour de l’avortement ?
L’introduction de la mifépristone (ou RU 486) pourrait contribuer à réduire le flou entourant la question du droit à l’avortement en Corée du Sud. Le gouvernement veut autoriser ce médicament en début d’année prochaine, mais les modalités envisagées, notamment la limitation de sa délivrance aux hôp…
Résumé
Zone grise juridique
Depuis 2019, l’avortement en Corée du Sud se trouve dans une zone grise juridique.
Cette expression désigne une situation où les lois ne sont ni clairement interdites ni clairement autorisées.
En avril 2019, la Cour constitutionnelle sud-coréenne a jugé que les lois criminalisant l’avortement étaient contraires à la Constitution, car elles violaient les droits fondamentaux des femmes.
Cependant, aucune nouvelle loi n’a été adoptée pour remplacer ces dispositions obsolètes.
Résultat : les femmes qui avortent ou les médecins qui les aident risquent toujours des poursuites pénales, bien que les poursuites soient rares en pratique.
Cette incertitude juridique a poussé de nombreuses femmes à recourir à des méthodes clandestines, souvent dangereuses.
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