La biodiversité commune, grande oubliée des politiques de conservation en Europe
L’ESSENTIEL Les mesures de protection de la biodiversité ciblent souvent des espèces menacées emblématiques laissant de côté la biodiversité dite « commune ». Une étude inédite réalisée à l’échelle européenne montre que ces espèces communes déclinent dans tous les scénarios envisagés pour protéger…
Résumé
Biodiversité ordinaire négligée
Les politiques européennes de conservation de la biodiversité se concentrent principalement sur les espèces menacées et emblématiques, comme le milan royal ou la loutre, au détriment des espèces dites « communes » ou « ordinaires ».
Ces dernières, bien que moins médiatisées, jouent un rôle crucial dans le fonctionnement des écosystèmes agricoles, forestiers et prairiaux.
Une étude récente, basée sur plus de 20 000 observations réalisées sur 26 pays européens pendant plus de 20 ans, révèle que ces espèces communes, comme l’alouette des champs ou l’azuré du serpolet, subissent un déclin alarmant.
Ce phénomène s’explique notamment par la pression de l’agriculture intensive, qui uniformise les paysages et réduit la diversité des habitats.
Pourtant, ces espèces sont des indicateurs précieux de la santé environnementale, car leur déclin reflète souvent une dégradation plus large des écosystèmes.
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