Une seule campagne, mais plusieurs réalités à recadrer
Aujourd’hui, ce sont de plus en plus les contenus qui trouvent les citoyens, et non l’inverse.
Résumé
Plusieurs réalités électorales
Deux voisins d’une même circonscription peuvent vivre une campagne électorale totalement différente.
L’un suit les vidéos des chefs politiques sur Facebook, tandis que l’autre consulte des analyses journalistiques sur YouTube ou les débats sur X (anciennement Twitter).
Cette fragmentation s’explique par la diversité des plateformes utilisées : les candidats privilégient Facebook et Instagram (41 % des Québécois s’informent sur la politique via Facebook chaque semaine), tandis que les médias traditionnels se tournent vers YouTube (26 %), TikTok (15 %) ou X.
Résultat, les électeurs ne reçoivent pas les mêmes informations, ni sous le même format, ni avec les mêmes priorités.
Cette situation est inédite car, autrefois, les médias couvraient généralement les mêmes événements, même si les citoyens choisissaient des sources différentes.
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