«Les Matins merveilleux»: c'est si rare, un film queer qui ne parle pas de queerphobie
Le premier long-métrage d'Avril Besson met en scène une romance tendre et évidente entre deux femmes. La réalisatrice a voulu épargner à ses personnages la moindre violence ou considération queerphobe, tendance qui commence à se développer dans le cinéma LGBT+. On en a discuté avec elle.
Résumé
Cinéma LGBT+ et tragédie
Le cinéma LGBT+ a souvent privilégié des récits centrés sur la souffrance, la violence ou la queerphobie.
Des films comme Mulholland Drive, Boys Don’t Cry ou Le Secret de Brokeback Mountain illustrent cette tendance à associer les histoires queer à des thèmes dramatiques.
Même les comédies romantiques, comme Happiest Season (2020), abordent généralement des conflits liés au coming out ou à l’acceptation sociale.
Cette représentation récurrente a conduit à un phénomène appelé « bury your gays » (« enterrez vos gays »), où les personnages LGBT+ sont souvent condamnés à un destin tragique, voire mortel.
En 2026, cette approche reste dominante, malgré des exceptions de plus en plus visibles.
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