Prêt refusé, vente manquée, 14 500 € à payer : que peut-on reprocher au courtier ? Par Dorian-Jacob Le Bay, Juriste.
Un acquéreur confie à un courtier la recherche de son prêt. Les banques refusent, la promesse de vente tombe, les vendeurs réclament l'indemnité d'immobilisation. L'acquéreur appelle son courtier en garantie et perd sur toute la ligne. L'arrêt rendu le 29 avril 2026 par la cour d'appel de Saint-Den…
Résumé
Promesse de vente
Le 15 juin 2021, un acheteur signe une promesse de vente pour une maison à 185 000 €.
Cette promesse inclut une condition suspensive : la vente ne se réalise que si l’acheteur obtient un prêt respectant des critères précis avant le 15 septembre 2021.
Les critères sont un montant maximal de 185 000 €, une durée maximale de 300 mois (25 ans) et un taux maximal de 1,7 %.
Si l’acheteur ne respecte pas ces critères ou n’obtient pas le prêt, la condition est considérée comme réalisée fictivement, ce qui signifie que la vente est annulée et que l’acheteur doit payer une indemnité d’immobilisation de 18 500 €.
Cette indemnité est réduite à 14 500 € après déduction des 4 000 € déjà versés au notaire.
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